Qui est Tariq Ramadan ?

Qui est tariq ramadan ? La question reste posée. Plusieurs observateurs comme C.Fourest ont decrypté son double discours. Tariq Ramadan est l'ambassadeur des Frères Musulmans en Europe. Il conserve des alliés fidèles au sein de la gauche obscurantiste

25 octobre 2004

Qui est vraiment Tariq Ramadan ? (entretien avec Caroline Fourest)

L'entretien de Caroline Fourest par Christophe Ono-Dit-Biot

Pourquoi avoir fait ce livre ?

Pour enfin faire la lumière sur Tariq Ramadan. Des théoligiens musulmans libéraux, des intellectuels arabes, des associations comme Ni putes ni soumises, dénoncent depuis des années son influence nocive. Sans être entendus. Il est encore souvent présenté dans les médias comme un simple intellectuel musulman voire comme un penseur qui va moderniser l’islam. Alors qu’il souhaite exactement le contraire. Jusqu’ici, les gens ont été mal informés. Ils sentent bien que c’est homme sulfureux et même dangereux mais depuis quinze qu’il fait son numéro de charme dans les médias, il a toujours esquivé les critiques en criant au procès d’intention. On lui reproche de tenir un double discours, mais il s’en sort toujours en disant que personne n’en a jamais apporté la preuve. J’ai donc décidé de le faire, en me livrant à une étude complète de ses œuvres.

Cela paraît simple et pourtant personne ne l’avait fait jusque là, comment avez-vous procédé ?

De façon simple mais exigeante. J’ai ramassé tout ce que l’on pouvait trouver de lui dans les librairies islamistes (car c’est bien là qu’elles sont diffusées), comme à la librairie Tawhid qui est un peu son QG à Lyon. Le décryptage a été harassant car c’est un homme prolixe : il revendique une quarantaine de livres et plus de 170 cassettes. En réalité, il n’a signé une vingtaine de livres et seule une quarantaine de cassettes portant sur des sujets politiques ou de société sont en circulation. Elles sont en français et servent un peu de formation expresse à tous ceux qui souhaitent s’initier à l’islamisme. J’ai lu, écouté, retranscrit. Puis j’ai comparé avec ses déclaration dans la presse et sur les plateaux de télévision. Le résultat est très parlant. Dans la presse, Ramadan se présente comme un réformateur qui n’a « aucun problème avec la raison », d’accord à 100% avec la laïcité et qui encourage les jeunes à s’intégrer. En écoutant attentivement ses cassettes et en lisant certains de ses livres, on réalise qu’il fait tout le contraire ! Il prône un islam fondamentaliste, vomit les musulmans rationalistes (qu’ils appelle « des musulmans sans l’islam »), dénonce l’intégration comme une assimilation, demande aux jeunes de rester étanche à tout ce qui n’« est pas islamique » dans la culture occidentale et pousse ses fidèles à investir les associations laïques… pour qu’elles acceptent de la modifier ! Cela paraît simple à dire comme ça. Mais il m’a fallu 426 pages d’analyse pour mettre ces « trouvailles » à la portée du grand public. Car Ramadan est un véritable stratège et il est très doué pour utiliser une sémantique allusive apparement inoffensive. Sauf si on possède une certaine culture, à la fois sur l’islam et sur l’islamisme. Le fait d’étudier les discours intégristes depuis plus de dix ans, notamment l’extrême droite chrétienne, m’a beaucoup servi. Il rêve du même monde mais au nom de l’islam.

On soupçonne Ramadan d’être Frère musulman, une mouvance islamiste particulièrement redoutable, confirmez-vous ce soupçon ?

Oui. Ramadan nie appartenir à cette confrérie islamiste et martèle qu’on lui intente un procès en « délit génétique ». En effet, le mouvement a été créé en Egypte en 1928 par Hassan al-Banna, le grand-père de Tariq Ramadan, et s’est déployé au niveau international grâce à Saïd Ramadan, le père de Tariq Ramadan. Mais personne ne reproche à Ramadan d’être leur descendant. On lui repproche d’être leur héritier politique ! Les Frères musulmans ont pour objectif de « réformer les lois pour qu’elles se conforment à la législation islamique », grâce à une conquête sociale puis politique. La confrérie a toujours autorisé ses membres a nié toute appartenance pour ne pas être entravé dans leur mission. Ce que fait Tariq Ramadan. Pourtant, il est administrateur du Centre islamique de Genève, le QG européen des Frères, et surtout il diffuse la pensée des Frères ! Dans ses cours audios, les fameuses cassettes, il enseigne la pensée et la méthode de Hassan al-Banna comme le modèle à suivre, sans le moindre recul ni esprit critique.

Votre livre montre qu’il est très marqué par son héritage familial, jusque dans son mariage avec « Isabelle la Catholique »…

C’est la seule fois où j’aborde sa vie privée, parce que son mariage est très représentatif des idées qu’il défend et qu’il en a lui-même fait la publicité. Quand Ramadan est né, ses parents venaient d’ouvrir un Centre islamique à Genève pour islamiser l’Europe. Ils l’ont baptisé « Tariq » du nom du premier conquérant à avoir conquis l’Espagne. En grandissant, Tariq Ramadan s’est jeté à corps perdu dans la dawa (la prédication prosélyte) et il a épousé une catholique nommée Isabelle. Ca ne s’invente pas. L’islam encourage les hommes à épouser des femmes issues d’autres religions car c’est un moyen de faire grandir le nombre des fidèles. Sa femme s’est convertie et a pris le voile pour l’épouser. L’anecdote est révélatrice car Tariq Ramadan est l’un des prédicateurs qui a le plus fait pour multiplier le nombre de voiles en France, au nom d’une lecture fondamentaliste et sexiste du Coran. En réalité le Coran ne recommande pas de porter un voile sur les cheveux mais sur la poitrine, mais beaucoup d’islamistes tiennent à cette coutume patriarcale afin de montrer qu’ils maîtrisent mieux leurs femmes que les occidentaux. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne font pas tout pour leur présenter cette option comme un « choix ». Ramadan sait pertinemment qu’un message oppressif et autoritaire ne passerait pas auprès des jeunes musulmanes françaises. Il préfère jouer la carte de la persuasion. Il vous dira qu’il n’oblige pas les jeunes musulmanes à porter le voile… Tout en oubliant de signaler qu’il présente le voile comme le summum de la pudeur et qu’il répète inlassablement aux jeunes femmes sous son influence qu’une bonne musulmane est une musulmane « pudique ». Ce qu’il appelle du « féminisme islamique ». Encore un concept pensé pour tromper car en réalité, il invite clairement à combattre le féminisme au nom de l’islam.

Dans votre conclusion, vous esquissez les contours du monde rêvé selon Tariq Ramadan : des femmes voilées qui militent contre les droits des femmes, une mixité placée sous haute surveillance, le retour à une économie primaire, des prisons pleines d’homosexuels… C’est un peu exagéré, non ?

Malheureusement non. Ce que j’ai essayé de faire en conclusion, c’est de reconstituer le puzzle qu’il ne veut surtout pas que l’on reconstitue. Il fait très attention à ne jamais dévoiler le modèle de société dont il rêve. Mais on s’en fait une idée en écoutant ses cassettes et en lisant attentivement ses livres. Là, on découvre qu’il cite l’Iran comme le pays musulman le plus en avance sur le droit des femmes, et qu’il cite le Soudan de Hassan al-Tourabi (l’homme qui a réinstauré la charia) comme un modèle d’alternative économique et culturel ! Ses cassettes sur la culture sont les plus effrayantes. Il proscrit le rap, les boîtes de nuit et les mariages mixtes, car « si une femme de votre famille se marie avec un non-musulman, c’est quelqu’un qui sort de notre communauté ». Il dénonce l’homosexualité comme « une perturbation » contre-nature, justifie la polygamie et les châtiments corporels. Dans Peut-on vivre avec l’Islam ?, son dernier livre, il écrit que ces châtiments sont là pour rappeler « comme un enseignement » que « la fornication et l’adultère sont des choses très graves devant Dieu ».

Mais s’il est si clairement intégriste, comment les médias, dont il est l’un des invités réguliers, peuvent-ils donc se laisser abuser ?

Il a élaboré toute une rhétorique qui lui permet d’être insaisissable sur un plateau télé. Il joue notamment à merveille de l’ambiguité de certains termes. Par exemple, il se présente comme « réformateur », sans ajouter que cette réforme est « salafiste », c’est-à-dire tournée vers le passé et les fondements de l’Islam. En plus, Ramadan est soutenu par un certain nombre de journalistes, comme Alain Gresh au Monde diplomatique ou Xavier Ternisien en charge du dossier « islam » au Monde, ainsi que par certains altermondialistes. Le week-end dernier au Forum social européen, il était annonçé comme intervenant sur pas moins de huit table-rondes ! Au nom de la lutte prioritaire contre l’impérialisme américain et le sionisme, beaucoup de militants se laissent séduire par son discours contre l’impérialisme culturel occidental, ce qu’il appelle l’ « occidentalisation sans âme et sans conscience »… sans voir que chez Ramadan, il ne s’agit pas de seulement de critiquer la mondialisation mais bien de prôner une morale islamique intégriste anti-occidentale. Ils lui offrent à peu de frais une caution laïque et progressiste.

Peut-être sont-ils victimes de son fameux « double-discours » ?

Même trompées par le double-discours, des associations anti-racistes comme la Ligue des Droits de l’Homme, qui ont choisi Ramadan comme leur interlocuteur privilégié au détriment des musulmans laïques, ont fait preuve d’une absence de vigilance coupable. D’autant que si Tariq Ramadan encourage ses fidèles à établir des « sphères de collaboration », comme il dit, avec la gauche laïque, il ne conçoit jamais ses collaborations comme un échange, mais comme une stratégie pour mieux islamiser son environnement.

Vous tirez donc la sonnette d’alarme ?

Je suis aussi inquiète que les intellectuels musulmans laïques. Je pense comme eux que Ramadan est l’un des émissaires les plus dangereux de l’islamisme et qu’il est temps de mettre fin à une certaine naïveté sous peine de devenir soit ses complices soit ses victimes.

Entretien paru dans Elle le 25/10/04
http://www.prochoix.org/cgi/blog/2004/10/25/110-qui-est-vraiment-tariq-ramadan

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18 octobre 2004

«Ramadan est un chef de guerre» (l'Express)

propos recueillis par Claire Chartier

Caroline Fourest, auteur de Frère Tariq (Grasset), décrypte la stratégie politique du prédicateur

Vous avez disséqué les discours, fouillé la pensée de Tariq Ramadan. Représente-t-il une réelle menace pour la démocratie?

Tariq Ramadan est non pas un poseur de bombes, mais un poseur d'idées particulièrement nocives pour les libertés publiques. Sa plus grande force est de ne pas être un intégriste caricatural, immédiatement repérable. On ressent une sorte de malaise en lisant ses livres, mais on en a le cœur net après avoir écouté ses cassettes, dans lesquelles Tariq Ramadan s'adresse à son public - souvent de jeunes diplômés sensibles aux thèses islamistes. On y découvre le Ramadan chef de guerre, qui donne ses consignes et livre ses objectifs politiques: modifier la laïcité et faire évoluer les choses vers «plus d'islam». Malheureusement, il s'agit de diffuser non pas un islam éclairé et moderne, mais, tout au contraire, un islam fondamentaliste et réactionnaire, intégriste, que Tariq Ramadan souhaite voir grandir au détriment de l'islam libéral grâce à la dawa (le prosélytisme). Il faut reconnaître qu'il sait mieux que quiconque inciter les jeunes musulmans à agir et à en finir avec leur posture de victimes. Malheureusement, c'est pour mieux les transformer en petits soldats de l'intégrisme.

«Il affaiblit la résistance laïque face à l'intégrisme en tissant des alliances avec des associations laïques et antiracistes»

Ramadan veut «plus d'islam», dites-vous. Mais cela ne signifie pas qu'il veuille islamiser la société tout entière, non-musulmans compris.

Je ne vois personne d'aussi efficace que Tariq Ramadan, aujourd'hui, pour faire avancer l'intégrisme en France. Il radicalise les musulmans sous son influence en les initiant à la pensée de Hassan al-Banna (c'est l'introduction de ses séminaires enregistrés sur cassette), puis il les met en contact avec les idéologues actuels des Frères musulmans: Youssef al-Qaradhawi, l'un des rares théologiens musulmans à approuver ouvertement les attentats des kamikazes, ou Fayçal Mawlawi, qui est non seulement un Frère musulman, mais aussi le principal chef d'une organisation terroriste libanaise. Et ce n'est pas tout. Il affaiblit la résistance laïque face à l'intégrisme en tissant des alliances avec des associations laïques et antiracistes. Il a réussi un tour de force: rendre l'islamisme séduisant aux yeux de certains militants de la gauche alter-mondialiste! Sa tactique est simple: envoyer des jeunes acquis à sa cause s'inscrire dans des associations antiracistes et dans des partis de gauche. Ils proposent des tables rondes, comme au Forum social européen de Saint-Denis, en novembre 2003, et il vient faire son numéro.

Comment a-t-il pu pénétrer la gauche laïque?

En 1995, Tariq Ramadan est apparu comme un martyr lorsque Jean-Louis Debré [alors ministre de l'Intérieur] l'a interdit de séjour pour «menace à l'ordre public» à cause de ses discours et de ses fréquentations. En l'occurrence, on le soupçonnait de fréquenter des anciens du Fida, le groupe du GIA chargé du meurtre des intellectuels en Algérie, à une époque où la France était visée par le GIA... Honnêtement, il y avait de quoi être inquiet en voyant un prédicateur aussi sulfureux gagner du terrain en France. Mais la droite pouvait légitimement être soupçonnée de faire du «délit de faciès». Sitôt réautorisé à entrer en France, il a été sollicité par la Ligue de l'enseignement pour figurer, en vedette, dans la commission Islam et laïcité, dont la Ligue des droits de l'homme a ensuite repris le flambeau. Les musulmans libéraux membres de cette commission ont eu beau claquer la porte face aux prises de position de Ramadan, certains intellectuels laïques, tel Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l'homme, ont pris fait et cause pour Ramadan, persuadés qu'ils avaient affaire à un vrai réformateur.

Comment expliquer un tel aveuglement?

L'un des boucliers qui protègent le plus Tariq Ramadan de la critique lucide, c'est le différentialisme culturel. Par souci de tolérance, et surtout par peur d'être accusés de racisme antimusulman, voire d' «islamophobie» - terme chéri des islamistes - ses interlocuteurs lui pardonnent des propos qu'ils ne pardonneraient pas une seconde à un intégriste chrétien. Si un prédicateur chrétien venait vous dire: «Je pense que l'homosexualité, l'adultère et la sexualité hors mariage sont des crimes devant Dieu», ou: «Je suis pour que les femmes se voilent, en signe de sujétion, comme saint Paul le demandait», personne ne croirait une seconde qu'il s'agit d'un chrétien libéral! Pourquoi s'obstine-t-on à présenter Ramadan comme un musulman libéral alors qu'il tient des propos similaires? Nous sommes tellement habitués à l'idée que l'islam est une religion archaïque que, lorsqu'un représentant musulman parle gentiment ou propose un moratoire sur la lapidation, nous percevons cela comme une formidable avancée! L'islam, qui est une religion beaucoup moins rigide qu'on ne le croit, laisse tout à fait la place à l'ijtihad (l'interprétation) et à la choura (la délibération), donc à l'esprit critique. Pourquoi n'entend-on pas les vrais musulmans libéraux, qui souhaitent réellement moderniser l'islam? Parce que Tariq Ramadan parle à leur place sur les plateaux de télévision.

Que reproche-t-il aux musulmans laïques?

Aux yeux de Ramadan, les musulmans qui s'avisent de vouloir réformer leur religion dans le sens du progrès et de la modernité, ou qui souhaitent tout simplement évoluer vers une foi individuelle, plus culturelle que politique, sont de faux musulmans, accusés d'avoir vendu leur âme à l'Occident. Il les méprise et les combat à partir du camp adverse: celui des fondamentalistes, plus exactement des salafistes réformistes. Il ne faut pas se méprendre sur l'adjectif. Contrairement aux salafistes littéralistes, les salafistes réformistes disent vouloir replacer les enseignements du Prophète dans leur contexte. Mais, même chez eux, «contextualiser» ne veut jamais dire «actualiser». Pour Ramadan, réexaminer un principe du Coran au nom des droits de l'homme, par exemple abandonner le port du voile, revient à trahir l'islam. Ramadan a joué un rôle majeur dans l'éclosion des voiles dans les banlieues. Il veut bien que les filles prennent leur temps pour se faire à l'idée de porter le foulard - c'est ce qu'il appelle le temps du «cheminement». Mais son but est de leur faire comprendre qu'une bonne musulmane est une musulmane pudique et discrète, donc voilée.

Tariq Ramadan est le petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Hassan al-Banna, ce dont on peut difficilement le tenir pour responsable. En revanche, vous affirmez qu'il est bien l'héritier politique de son grand-père. Pourquoi en êtes-vous si sûre?

Pour avoir étudié ses propos et ses écrits, j'ai été frappée de constater à quel point le discours de Tariq Ramadan n'est souvent qu'une répétition de celui que tenait Banna au début du XXe siècle en Egypte. Il ne critique jamais son grand-père. Au contraire, il le présente comme le modèle à suivre, un homme irréprochable, non violent et injustement critiqué à cause du «lobby sioniste»! Ce qui fait froid dans le dos quand on sait à quel point Banna était fanatique, qu'il a accouché d'un mouvement dont sont issus les pires jihadistes (comme Ayman al-Zawahiri, n° 2 d'Al-Qaeda) et qu'il voulait établir une théocratie dans chaque pays comptant un musulman!

Tariq Ramadan soutient qu'il n'est pas un Frère musulman. Comme tous les Frères musulmans... puisqu'il s'agit d'une confrérie aux trois quarts secrète, où il est permis de nier tout lien organique pour éviter d'être repéré. Un Frère musulman est avant tout quelqu'un qui adopte la méthode et la pensée de Banna. Or Ramadan est l'homme qui a le plus fait pour diffuser cette pensée et cette méthode. Qui plus est, il ment lorsqu'il nie tout lien organique avec la confrérie: il occupe le poste d'administrateur au QG de sa branche européenne, le Centre islamique de Genève!

Quel enseignement tirer de l'ascension d'un personnage comme Tariq Ramadan?

Il va bien falloir que l'on fasse le bilan de la complicité de tous ceux - intellectuels et politiques - qui ont facilité l'emprise de prédicateurs tels que lui. Depuis dix ans, les pouvoirs publics ont abandonné les quartiers populaires à des prêcheurs censés ramener les jeunes dans le droit chemin grâce à la religion. Tariq Ramadan est le produit de cette démission.

Posté par frere tariq à 15:29 - Entretiens avec Caroline Fourest - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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